L’industrie numérique dans les normes de l’économie circulaire

L’industrie numérique dans les normes de l’économie circulaire | Bios.click

Nous sommes dans une ère où la technologie devance les autres secteurs. Mais la pratique de l’économie linéaire n’est plus adaptée à la production actuelle. Dans cet article, on vous explique l’enjeu écologique de ce modèle. Découvrez pourquoi est-il important d’intégrer dans l’économie circulaire. A la fin, vous verrez les perspectives d’avenir de la production en high-techs dans le rythme de la production bleue.

Le monde nage désormais dans un fléau de pollutions malgré la dématérialisation qu’on crie sur tous les toits. Censée réduire la surproduction grâce à la digitalisation, l’industrie numérique se place dans une course interminable en fabrication d’appareils électroniques. Quoique cette tendance se détache carrément des principes écologiques et donc, s’éloigne du résultat attendu. Voilà pourquoi la conception des TICs (Technologies de l’information et de la communication) devrait abandonner l’économie linéaire et mettre une stratégie circulaire à la place. Certains États procèdent déjà aux mesures d’accompagnement des entreprises informatiques. Les techniques de développement sont également élaborées pour accéder à un futur idéalisé.

Économie linéaire, un danger potentiel pour l’humanité

ÉCONOMIE LINEAIRE | Bios.click

« Créer, mettre en usage et puis jeter à la poubelle ! », voilà à quoi se résume l’économie linéaire. Les communautés vertes tentent incessamment de conscientiser les fabricants sur l’impact négatif de cette pratique. D’abord, les matières premières deviennent de plus en plus rares dus à la surexploitation. De plus, on s’immisce de façon exponentielle dans une phase critique de surcharge de pollutions. Par exemple, les chiffres sont particulièrement déstabilisants dans le territoire français.

1. Menace d’épuisement des ressources

Catastrophique, mais au pire, irréversible, il s’agit d’un risque crucial pour l’existence humaine. L’extraction minière s’effectue de manière importante aux quatre coins du monde : le tantale au Congo, les terres spéciales en Chine, etc. Toutefois, ces gisements ne demeurent pas éternels. Une seule rupture de stock pourrait avoir une conséquence tragique à l’échelle universelle.

2. Pollutions numériques étouffantes

Outre la surproduction, la surcharge de déchets toxiques menace aussi dangereusement. Rien que dans la fabrication, l’industrie informatique entraîne environ 36 à 87 % de répercussions environnementales. L’utilisation des réseaux empire la situation en générant 5 à 21 % d’impacts. L’usage des méga données y participe avec 4 à 15 % sur l’émission de gaz à effets de serre.

Le problème se trouve dans le fait qu’ils soient destinés à la destruction (combustion, enterrement…), bien que ce ne soit pas la meilleure des solutions. Cela donne naissance à d’autres calamités plus compliquées à gérer : réchauffement climatique, inondations, fonte des réserves glaciales…

3. Chiffres alarmants : le cas de la France

Selon une étude intitulée Inum, les Français seraient suréquipés en technologies de pointe : 631 millions pour 58 millions d’individus. Chaque utilisateur est alors estimé en possession de 15 unités d’appareils, une moyenne 2 à 6 fois supérieure à la tendance mondiale. De leur côté, l’usage des Smartphones et des ordinateurs influe moins sur l’empreinte numérique. Ces faits mènent à conclure que le problème est lié plutôt à leur fabrication qu’à leur utilisation.

Mesures adoptées en termes d’économie bleue dans l’industrie numérique

Informés sur l’importance de ces problèmes écologiques, les fabricants informatiques adoptent des changements avec l’appui du gouvernement. Pour commencer, l’application de la loi anti-gaspillage aiderait à abandonner la pratique vicieuse de l’économie linéaire. La certification ISO 14000 devrait aussi renforcer cette lutte. En outre, la limitation des datas serait une bonne perspective.

1. Loi anti-gaspillage

Loi anti-gaspillage | Bios.click

Mise en vigueur depuis le 30 janvier 2020, la loi anti-gaspillage est censée réduire la production de déchets. La valeur usuelle oscille autour des 5 tonnes par habitant. Parmi les 5 objectifs de cette convention, la lutte contre l’obsolescence programmée intéresse plus les concepteurs de matériels digitaux. Ce point insiste à ce que les TICs fassent l’objet d’une réparation afin que les consommateurs puissent les réutiliser. Ainsi, dès le 1er janvier 2021, une nouvelle note appelée « indice de réparabilité » est affichée sur certains matériels électroniques et électroniques au moment de leur mise en vente.

2. Éducation numérique et responsable : ISO 14000

Cela semble anodin, mais cette certification fait bien preuve de succès. En effet, elle incite les entreprises à respecter les normes écologiques du début jusqu’à la fin du processus de fabrication. En même temps, le référencement ISO 14000 confère une valeur ajoutée à l’image de l’institution productrice. Non seulement il promet des actions responsables vis-à-vis de l’environnement, il véhicule aussi un message sensibilisant grâce à la clientèle.

Iso 1400 - Iso 14001 | Bios.click

3. Limitation des datas

Il est vrai que l’utilisation et le stockage de données ont un impact moins prépondérant que la fabrication. Mais en bonne connaissance des causes, il vaut mieux les limiter. L’exploitation des datas se montre très gourmande en énergie électrique. Avec l’IA (Intelligence Artificielle), cette consommation augmente au fur et à mesure du temps. Les centres de données s’alimentent continuellement en informations (cookies, résidus d’exécution des programmes…). Ce fait constitue un réel obstacle pour l’application des mesures écologiques. Toutefois, une limitation reste envisageable.

Réorientation vers la production bleue

Ayant une vertu à la fois commerciale et environnementale, la réorientation vers une production responsable se présente comme la solution. Les manufacturiers peuvent adopter la politique de remarketing pour limiter l’usage des données. Les systèmes de reconditionnement s’avèrent aussi nécessaires. Tout de même, l’économie circulaire encourage les recyclages des déchets.

1. Remarketing

REMARKETING | Bios.click

Stratégie efficace pour augmenter les chiffres de vente, le remarketing vise à se faire des prospects. Contrairement aux publicités qui ciblent tous les internautes, ce principe approche uniquement les visiteurs de la page. Ils constituent la majorité des clients potentiels. Les bannières apparaissent chez ces derniers plusieurs fois en favorisant chez eux une mémorisation. En procédant ainsi, l’extraction des données devient plus restreinte sans nuire à la commercialisation des produits.

2. Reconditionnement

Reconditionnement | Bios.click

Conformément à la loi anti-gaspillage, on devrait privilégier l’utilisation des produits reconditionnés. Les fonctionnalités restent similaires, leur performance ainsi égalée à celle des produits neufs. Mais une valeur écologique constitue un grand plus pour les ordinateurs et les téléphones remis en conditions.

3. Recyclage

Recyclage | Bios.click

« Recycler » signifie ici « faire des déchets une matière première ». Avec le taux de carbone qui pullule de nos jours, les téléphones et les ordinateurs constituent les 3 % du taux de carbone émis et qui pullule de nos jours. Cette fraction s’engage fortement dans un enjeu climatique majeur. À part la réutilisation des pièces récupérables, d’autres solutions restent encore à découvrir.

Futur attendu de l’économie bleue

Günter Pauli, leader du programme Blue Economy mène le combat pour parvenir à la conception d’un monde sans déchets. Son challenge consiste à réaliser cet objectif en 10 ans. La France s’est mise dans cette course depuis 2018 lors de la signature de la feuille de route « Economie circulaire ». Mais la barre ne serait-elle pas trop haute ? En tout cas, voici en avant-goût, quelques conséquences de la production bleue en 2030.

Feuille de route « Economie circulaire | Bios.click

1. Investissement durable

Ayant pour objectif de réduire de 30 % la consommation de ressources, l’État s’engage à mettre en place des politiques écologiques. Dans le secteur informatique, il sollicite la mise au point des technologies numériques à utilisation plus pérenne : Green IT (Green Information Technology). Cela limiterait le taux de fabrication, mobilisant ainsi moins de matières premières. Les changements peuvent s’avérer brusques tant sur le plan économique que sur le plan commercial. Néanmoins, cet investissement nécessiterait assez de temps avant de donner ses fruits.

2. 50 % de déchets en moins

Produire un minimum de déchets serait la conséquence directe de la réduction de la fabrication. Mais le reconditionnement et le recyclage des déchets participent activement à cette cause. Quoi qu’il en soit, cet objectif est basé sur l’écoconception. Il s’agit d’une production conforme au cycle naturel pour que le déchet soit entièrement dégradable. On optimise aussi afin d’en profiter au maximum.

100 % de matières synthétiques recyclées

Dans le cadre de la fabrication du synthétique, le recyclage à 100 % est faisable. Par exemple, les bouteilles en plastique peuvent être transformées en pots de jardin. Mais il s’agit d’une grande problématique dans le domaine de l’industrie numérique. En effet, le recyclage des appareils inutilisables rapporte très peu. La seule finalité connue de ces derniers reste la destruction.

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